Mardi , 24 novembre 2020
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La dette d’Aigues-Vives après les élections, Jean qui rit , Jean qui pleure

Jean qui pleure et Jean qui rit ….

Juste avant la révolution de 1789 alors que nos ancêtres mouraient de faim et que, lorsqu’ils demandaient du pain à leur bon Roy Louis le 16°, la Reine répondait « ils n’ont pas de pain ? Qu’ils mangent de la brioche ! ». Le bon peuple se consolait en récitant des comptines dont certaines ont traversées les siècles.

C’est ainsi qu’est né « Jean qui pleure et Jean qui rit ». Plutôt que de disserter sur « l’optimisme au secours de la faim », nous allons vous en rappeler quelques lignes :

Je vois, quoique de loin, les partis, les cabales,                                    Mais lorsque sur le soir, avec des libertins,

Qui soufflent dans Paris vainement agité,                                                            Et plus d’une femme agréable,

Des inimitiés infernales,                                                                                          Je mange mes perdreaux, et je bois les bons vins

Et versant leur poison sur la société ;                                                     Dont monsieur d’Aranda vient de garnir ma table ;

L’infâme calomnie avec perversité                                                                        Quand, loin des fripons et des sots,

Répand ses ténébreux scandales  …/…                                                   La gaîté, les chansons, les grâces, les bons mots …/…

Je pleure                                                                                                      Je ris …

En politique aussi il y a ceux qui pleurent et ceux qui rient.

Dans le rôle de ceux qui pleurent, des maires fraîchement élus :

Beauvoisin :     Une lettre de 5 pages expédiée à la population. «  Nous n’avons plus de trésorerie ».

Gallargues :     Midi-Libre 19 mai 2014 : « Nous n’avons plus d’argent ». 

                                 Midi-Libre 28 Juin 2014 : «  Le maire refuse de voter les comptes 2013 ».

Vauvert :           Midi-Libre 19 Avril 2014 : «  On peut considérer que la ville est ruinée ».

Codognan :      Midi-Libre 28 Juillet 2014 : «  Les finances ne sont pas brillantes ».

Dans le rôle de celui qui rit un maire réélu qui ne peut que se réjouir d’une « gestion saine » (la sienne) ! ! ! :

Aigues-Vives et son bon maire Jacky REY :

La lettre d’Aigues-Vives : « Une gestion saine »

Le journal d’Aigues-Vives de juin 2014 : « Un volume annuel stable et toujours sans  emprunts depuis 2012 » …/… « Grâce à une bonne gestion quotidienne ».

Il oublie juste de dire que la commune est endettée jusqu’en 2042 et que la charge financière qui pèse sur elle pour le remboursement de ses emprunts est plus du double des autre communes de même caractéristiques.

Mais les chiffres du Ministère des finances, outre le fait qu’ils sont indiscutables, sont « parlants» :

 

Villes
Population
Dette
soit par hab
moyenne
Annuité
moyenne
soit par hab
Bauvoisin

3.643 h

6.144.000 €

1.607. €

800. €

 509.000 €

140. €

105. €

Gallargues

3.336 h 

3.930.000 €

1.178. €

716. €

 501.000 € 

150. €

 93. €

Vauvert

11.225 h

14.006.000 €

1.248. €

955. €

1.871.000 €

167. €

116. €

Codognan

2.495 h

1.952.000 €

820. €

716. €

280.000 €

112. €

 93. €

Aigues-Vives

3.031 h

3.742.888

1 234

716. €

343.000 €

113 €

 93. €

 

Mais à Aigues-Vives, aux 3.742.888 € de dettes sur le budget général, il faut aussi, et encore ajouter 883.979 de dettes sur le budget eau et assainissement, ce qui porte la dette par habitant à 1.526 € auxquels s’ajoutent bien sur, environ 660 €  d’intérêts, compte tenu des emprunts contractés sur des durées délirantes (environ 2.000.000 )  :

Dette totale au 31/12/2013 : 4.626.867 €. Soit un total  par habitant: 2.186 € (6.500 € par foyer fiscal) …

 > Voir l’endettement d’Aigues-Vives sur le site du Ministère des Finances. (cliquez sur la lettre « A », puis choisissez « Aigues-Vives > Endettement ». La « strate » est la moyenne en vigueur dans les villages similaires en France)

Et pourtant Aigues-Vives, comme les villes ci-dessus devrait pleurer :

Votre maire vous  prend pour « des billes » et annonce la mine ravie en page 13 du Journal d’Aigues-Vives de Juin 2014  des résultats obtenus grâce à « une bonne gestion quotidienne », cela face à un excédent de 690.000 € en 2013.

Compte tenu d’un comparatif sur 4 ans que nous avons fait des comptes de la communes, cet excédent mirobolant nous conduit à penser que toutes les factures communales n’ont pas été payée au 31/12/2013 et que le paiement a été déplacé volontairement sur 2014 (ce qui à permis à l’équipe sortante d’améliorer artificiellement son bilan avant les élections municipales).

C’est sûrement ce que notre maire appelle un signe de « bonne gestion au quotidien » alors que c’est tout le contraire !

Notre étude révèle clairement aussi que son emprunt de 700.000 € en 2011 sur 30 ans à 3,71 % à taux variable était complètement inutile puisque que le compte administratif de 2011 était… excédentaire. Normalement on n’emprunte que lorsqu’on n’a aucun d’argent de côté.

Mais voilà, et c’est là qu’il faut vraiment pleurer : Le principe d’un emprunt c’est qu’il faut ensuite le rembourser. Et celui la va coûter fort cher aux Aigues-Vivois. Autrement dit pour présenter un budget excédentaire avant les élections municipales ; votre maire a jeté par les fenêtres 461.338 € d’intérêts complètement inutiles…Total du remboursement : 1.116.338 €.

Sur cette même page du Journal d’Aigues-Vives (dont M. Rey est le responsable de la publication)…, il vous est annoncé avec fierté : « Remboursement des intérêts de la dette : 115.000 € ». Mais vous allez encore pleurer car il est étrangement passé sous silence que le remboursement de capital est hélas seulement de 190.000 € sur 3.743.000 €, ce qui prouve bien les longévités exceptionnelles des emprunts contractés qui courent jusqu’en 2042.

Arrêtez donc de pleurer sinon vous n’allez pas saisir la suite…

Désarmante municipalité incapable d’évaluer la crise financière qui sévit en France depuis 2008, désespérant conseil municipal de l’époque, composé à 100 % de colistiers du maire qui a continué à voter à l’unanimité des emprunts, dont les plus importants sur 30 ans. Etrange municipalité, qui vote sans réfléchir. Étrange commission des finances dont les 2 seuls rescapés de 2008 viennent d’être promus adjoints et donc rémunérés probablement en remerciement pour leur fidélité !!!

Avec l’argent des contribuables c’est l’extrême prudence qui aurait dû être la priorité absolue. Surtout avec un tel bilan. Mais bien au contraire, depuis son élection de 2008, les emprunts succèdent aux emprunts – pour preuve :

2009 : Aménagement des places      500.000 €            20 ans

2011 : Travaux rue de la Gare       1.500.000 €              30 ans

2012 : Eau et assainissement            300.000 €               15 ans

2013 : Eau et assainissement             300.000 €               15 ans

Total en 5 ans :       2.600.000 €

 

Étrange maire, incapable de se remettre en question, incapable de faire le moindre geste pour désendetter Aigues-Vives. Est-il à ce point inconscient pour croire que face à la situation désastreuse de la France, les dotations de l’état allaient perdurer jusqu’en 2042 date de la fin des nos dettes aigues-vivoises ?

On se doit de féliciter notre maire, c’est un homme qui voit loin, très loin ! Alors que son troisième mandat se terminera -normalement- en 2020, la fin de son premier emprunt lui, se terminera en 2027, les autres suivront en 2029, 2031, 2035 et 2042.

Sa dette est une bombe à retardement pour les contribuables Aigues-Vivois.

 

Et pourtant Aigues-Vives, continue de rire :

Si vous lisez le quotidien régional traditionnel, vous n’y voyez que fêtes, inaugurations, apéritifs, associations en goguette, prix de ceci, grand prix de cela, taureaux par ci, vachettes par là, abrivados et ferrades, lotos, sorties aux prés…

Bien entendu, la plupart directement ou indirectement aux frais de la commune…

Le maire récemment auto-baptisé « divers gauche » et son nouvel ami, le correspondant du quotidien local, connu pour ses opinions contraires, veillent à ce que vous soyez surtout bien informés uniquement de ces événements là…

Les vérités qui fâchent et les informations importantes sont passées sous silence ou présentées à l’avantage du maire.

Rien de nouveau comme manœuvre, en somme.

A Aigues-Vives, la « fiesta » et tout ce qui tourne autour (Pastis y compris), c’est l’opium du peuple…

Néanmoins, nous espérons que vous avez passé une bonne fête votive, que vous avez assisté à nombre de courses de taureaux, que vous avez participé à quelques apéritifs et inaugurations, sans oublier deux ou trois séances de courts métrages et au moins quelques concerts de musique romantique, sachant que « la musique adoucie les mœurs » et que ces concerts viennent à point pour calmer la fougue tauromachique.

Mais à votre avis qui payera l’addition au final ?

Sur cette invitation à réfléchir sur notre avenir, nous vous souhaitons de bonnes vacances tout en vous donnant rendez-vous en octobre pour notre assemblée générale.

Le bureau du DCAV

Lu ailleurs dans la presse…

> Pour un dossier complet sur la dette d’Aigues-Vives et son évolution, voir le dossier sur la dette publié par le journal en ligne indépendant aiguesvives.fr* en mars 2013.

> Pour en savoir plus sur ce qui se passe vraiment à Aigues-Vives  lisez les  dossiers de la rubrique « Desintox »  du site aiguesvives.fr, depuis 10 ans le seul journal local indépendant (même de nous) et apolitique d’Aigues-Vives.

* aiguesvives.fr est un journal d’information et d’investigation local qui n’est pas affilié à la DCAV.

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